Frédérique Kamatari (Virage) : « J’ai beaucoup échangé avec Caroline Proust »

Frédérique Kamatari fait partie du cast du téléfilm  Virage ce mardi 28 mai 2024 sur l’antenne de France 3. La comédienne d’Un si grand soleil livre les coulisses de sa participation à ce téléfilm.

Emmanuel Lassabe : Dans Virage diffusé ce mardi 28 mai 2024 sur France 3, vous jouez une policière qui est basée à Paris. Qu’est-ce qui vous a poussé à accepter ce rôle ?

Frédérique Kamatari : Plusieurs choses m’ont poussé à accepter ce rôle. Le personnage était très intéressant, mais les téléspectateurs le verront dans le téléfilm. L’histoire était belle et il y avait beaucoup de choses à défendre dans cette arche. De plus, je n’avais jamais joué de policière.

C’est aussi une première. J’ai eu l’occasion de retrouver Delphine Lemoine, une réalisatrice que j’aime beaucoup par ailleurs, avec qui j’avais collaboré dans Meurtres à Albi et c’est une excellente raison pour accepter d’être de la partie dans ce projet. La cerise sur le gâteau, c’est que ça se tournait dans le nord de la France, sur la Côte d’Opale.

« J’essaie de trouver des clés pour servir un rôle »

Le fait d’avoir tourné dans le Nord vous a poussée à y aller ?

Je ne sais pas si cela m’a convaincue, mais ça m’a conforté dans le choix. Cela m’a rassuré dans cette décision de faire partie de l’aventure. Je suis née à Berck. La grisaille de camaïeu et de gris vert, ça me connaît. Je trouve que c’est intéressant de voir cette région à l’image.

Dans le téléfilm, Adda a été blessée dans une opération de trafic de stupéfiants qui a viré à l’échec, mais on découvre au fur et à mesure qu’elle joue un rôle important. Comment avez-vous appréhendé la dualité de votre personnage ?

Nous, acteurs, faisons au mieux pour gérer cette dualité, mais en tant que comédienne, c’est intéressant de travailler sur la complexité de son personnage. Je ne plaisante qu’à moitié, car je pense que l’être humain est complexe, car il est intéressant et fascinant. C’est pareil pour un personnage. J’essaie de trouver des clés pour servir un rôle.

Est-ce que cela n’a pas été compliqué de s’intégrer au reste du casting durant le tournage ?

Non, parce que ce sont des comédiens sympathiques et agréables avec qui j’ai eu la chance de tourner. En tout cas, toutes les conditions étaient réunies pour qu’on travaille le mieux possible. Je n’avais pas vu les autres comédiens, mais j’avais beaucoup échangé avec Caroline Proust, qui joue la policière dont je suis l’amie fidèle.

Je connais aussi Arthur Choisnet, même si on a eu une scène intense dans le téléfilm, on se connaissait bien, mais on n’a jamais eu l’occasion de jouer ensemble. Ce n’était pas un inconnu et c’est vrai que ça facilite l’intégration. Ce n’était pas comme si j’arrivais comme un chien dans un jeu de quilles.

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« Ce n’était pas comme si j’arrivais comme un chien dans un jeu de quilles »

Pour quelles raisons avez-vous échangé avec l’actrice principale ?

Caroline Proust avait ce background de policière, elle a endossé plusieurs fois le rôle d’une célèbre policière dans Engrenages avant ce téléfilm. Elle sait manier une arme. Ça paraît un peu nul, mais c’est la première chose qu’on apprend à un policier, c’est de manier un pistolet.

C’est des choses qu’elle a pu évoquer, même si nous avions eu en amont une journée de cascades, afin d’y être préparés. C’est nécessaire pour savoir comment on tombe au sol, avec une formatrice pour savoir aussi comment tenir cette arme.

Avez-vous été frustrée d’être à l’écart du reste du casting ?

Non, je suis déjà ravie de faire partie du casting. De plus, les scènes que j’ai eu à partager avec le reste des acteurs étaient des moments d’une extrême intensité. C’est comme si j’arrivais pour le dessert.

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